Rouen Mag se rafraîchit (aussi!) 3 questions à Hervé Debruyne, son Rédacteur en chef

Nouvelle année, nouveau look! Cela n’a pas pu échapper aux lecteurs assidus du Rouen Mag : il a fait peau neuve. Pour l’occasion, j’ai rencontré Hervé Debruyne, Rédacteur en chef du Rouen Mag, qui m’a fait entrer dans les coulisses de cette nouvelle version du magazine de notre ville.

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Hervé Debruyne, Rédacteur en chef du Rouen Magazine

Alors… quoi de neuf dans cette nouvelle version du Rouen Mag ?
Sur la forme : le nouveau format est un peu plus court et un peu plus large. La maquette a été aussi complètement renouvelée.

Sur le fond plusieurs choses ont vraiment changé : avant, le magazine suivait deux grands axes, une info générale sur la ville et des articles sur des sujets « quartiers » maintenant on trouve une info plus « ville ». Nouveau aussi : l’infographie de la page 5 ! Il reviendra tous les mois, comme toutes les rubriques.

Une chose va vraiment changer en terme d’usage pour le lecteur, c’est l’agenda. Bien sûr on parlera toujours des manifestations majeures qui vont se passer dans la Ville, mais on ne trouvera plus l’intégralité de l’agenda dans le Rouen Mag. Il faudra se rendre sur l’agenda en ligne disponible sur le site de la Ville (NDLR : qui est franchement très complet pour qui veut faire des choses à Rouen. Je l’ai déjà dit et je le répète : c’est ma première source d’inspiration pour Rouen Ville Dynamique). C’est vrai que pour ceux qui avaient l’habitude de tout retrouver dans le Mag, c’est un bouleversement , mais l’information qu’on y trouvait n’était pas toujours très exhaustive et il n’était pas possible d’opérer de mise à jour, ne serait-ce que si une manifestation changeait d’heure après l’impression du Mag.

Vous êtes rédacteur en chef du magasine de la ville de Rouen, mais qui d’autre se cache derrière le Rouen Mag ?
Une des particularités du Rouen Mag est qu’il est intégralement conçu en interne, au sein du service communication de la ville. C’est assez rare, en général les municipalités délèguent le graphisme et/ou la rédaction à des prestataires externes. A Rouen, nous gérons tout : notre graphiste Caroline a fait la maquette de la dernière version du Rouen Mag. Guillemette, Frédéric, Fabrice et moi-même faisons les reportages. Laure, en plus d’être journaliste, s’occupe du secrétariat de rédaction. Nous prenons une grande partie des photos nous-mêmes, et seulement pour certaines illustrations, nous faisons appel à des  indépendants. Par exemple la photo de la couverture du magazine de janvier a été prise par Barbara Cabot, photographe rouennaise. Autre exemple : l’infographie de la page 5, qui est donc une nouveauté dans le Rouen Mag, est elle aussi externalisée et faite par Damien Halm, qui se trouve à Oissel. En dehors de cela  – et bien sûr de l’impression -, tout est fait en interne !

A la lecture du Rouen Mag, j’ai la sensation que la rédaction a envie de nous faire sourire. Jeux de mots, infos plutôt gaies et sympa, nom de rubrique un peu fun… C’est fait exprès?
Oui, ce journal se veut sympa et même un peu décalé, car clairement, il n’a pas d’autres vocations que d’informer et divertir les citoyens.  Et d’ailleurs, nous avons très envie de les impliquer dans le Rouen Mag, que ce soit aussi leur journal. Cela peut aussi bien passer par une consultation directe des lecteurs – par exemple en décembre, nous avons sollicité une trentaine de Rouennais,  qui avaient répondu à l’enquête de satisfaction qu’on avait faite en septembre / octobre, pour recueillir leur point de vue sur la nouvelle maquette et nous avons suivi la tendance qui se dégageait – que par des petites choses plus simples comme la nouvelle rubrique « Top twittos ». Donc oui, un magazine d’information sur la ville, mais sympa et divertissant !

 

 

 

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Boombox Apparel, Hip-Hop Textile from Rouen city, yeah!

Je dois reconnaître que parfois mon job d’étudiante -euh pardon, de correspondante – chez Tendance Ouest me fait faire des rencontres amusantes, que je n’aurais probablement pas faites sans eux. (J’en profite pour dire d’ailleurs que ce n’est pas parce que j’y écris que j’aime bien ce journal, j’aime bien parce que d’abord l’info qu’on y trouve est intéressante, et ensuite parce que les journalistes qui y travaillent sont adorables, et franchement, dans ce monde de brutes, un peu de gentillesse ne fait de mal à personne… c’est mon côté fleur bleue.)

Bref, grâce à mon job-loisir chez Tendance Ouest, j’ai rencontré Heladj, accompagné de Jacky, son coach en com’ de l’Association Production 76. Heladj sera donc le troisième chef d’entreprise rouennais de ma petite série. Si, si, Heladj, le rappeur rouennais des année 90 et 2000 !  Pourquoi? Parce qu’il vient de lancer sa boutique en ligne de vêtements et accessoires hip-hop. C’est vrai, ce n’est pas mon style de fringues (j’assume mon côté classique utra-classique même), mais franchement, je trouve ça sympa.

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Et surtout ce qui est top, c’est qu’il est rouennais, que son égérie c’est Dokou, artiste tout aussi hip-hop que rouennais (que j’avoue je ne connais pas plus, désolée, les hip-hopiens, mais je ne suis pas très hip-hopèque) , qu’il vend ses créations pour l’instant en ligne et il espère, rapidement dans des boutiques rouennaises. Et comme Rouen est la capitale du monde, quand toutes les boutiques du city-center le vendront, ça devrait vite faire le tour de la planète et se vendre comme des petits pains.

Son histoire est simple : Heladj , fan de design et d’infographie, avait mis un de ses dessins sur Facebook. Ce dessin a été repéré par Public Ennemy, the famous band, qui l’a partagé. Et comme Public Ennemy a 1.2 millions de fans, forcément le dessin a comme-qui-dirait fait le buzzzzz. Et ça a donné une idée à Heladj : lancer sa ligne de vêtements, avec ses dessins imprimés. Ni une ni deux, Hip Hop, en septembre, le voilà lancé dans l’aventure !

Alors allez jeter un coup d’oeil à sa boutique en ligne, y en a pour tous les âges et tous les genres (j’veux dire homme ou femme, mais genre hip-hop quand même).

Plus d’info : https://boomboxshirt.com/fr/

Et plus de lecture sur ce même sujet, et du même auteur : http://www.tendanceouest.com/actualite-210515-A-rouen-ancien-rappeur-heladj-cree-sa-ligne-de-vetement.html

 

B2L : une entreprise qui vit de la différence

Deuxième portrait de chef d’entreprise…

Dans la catégorie chef d’entreprise, il y a de tout : le trop sympa, le glacial, le radin, le bienveillant, le stressé, le « business is business », le généreux, celui qui pense qu’on n’a pas de vie en dehors du boulot, celui qui met un vélo d’appartement pour pouvoir faire du sport quand on veut. Bref, il y a de tout.

Et puis comme sur une orbite, hors-catégorie, vous avez les chefs d’entreprises dites « adaptées ». Je ne parle pas de président d’association ni de bénévoles, non non ! Je parle d’entrepreneurs, qui vendent bien des prestations, qui ont une activité commerciale ! Oui mais pas tout à fait comme tout le monde non plus : ce sont des chefs d’entreprises qui ont misé sur la différence. Qui ont mis le handicap, la déficience, au centre même de leurs préoccupations professionnelles.

Renaud Bellier fait partie de cette caste assez bluffante de personnes qui mettent du sens dans tout ce qu’ils font. Il a monté B2L en 2010 (implantée à Bihorel). L’objet de sa boîte : offrir une prestation de rédaction aux entreprises. Les comptes-rendus de réunion, de CE, d’événements d’entreprise etc, tout cela, il le maîtrise par coeur. « J’avais envie de travailler autour de l’écriture, de la rédaction », m’a-t-il confié. « Il m’est apparu évident de donner à mon projet une vocation sociale, et cette activité était particulièrement adaptée à un public en situation de handicap ». Alors Renaud s’est lancé, parce qu’il n’est pas du genre à ne pas faire ce qu’il dit. Aujourd’hui, il a 6 salariés dans sa boîte, dont 5 handicapés. Avec toutes les contraintes qui vont avec : des locaux évidemment adaptés (« je n’ai jamais hésité à déménager nos bureaux si un besoin nouveau se faisait ressentir pour un salarié »), et une bienveillance particulière – et donc chronophage – à l’égard de ceux qui travaillent avec lui. On imagine déjà facilement la gestion de planning quotidienne, en fonction de leur RDV médicaux  et des contraintes de disponibilité liées à leur handicap…

Et bien malgré tout ça, ça marche! Bien qu’elle soit une entreprise adaptée, B2L est considérée comme un acteur normal sur le marché. La première appréhension de ses clients tombée, s’installe une vraie confiance, finalement comme n’importe quelle entreprise qui travaille avec un nouveau prestataire. Un pari réussi pour Renaud qui rêve qu’un jour les travailleurs handicapés soit vraiment inclus  sur le marché de l’emploi. Que son entreprise ne soit plus marquée du label « adaptée », mais qu’elle soit une entreprise normale.

Moi aussi j’en rêve, mais j’admets y mettre moins de moyen que lui… Et entre nous (pas certaine qu’il apprécie cette remarque :o) le plus scotchant c’est que Renaud ne semble pas se trouver particulièrement exceptionnel. Et c’est ça qui fait sa force : il vit ses rêves, il concrétise ses projets, il vit sa vision sociale de la société sans jamais trouver que ce soit exemplaire, au contraire comme si tout cela était normal…

Je vous avais dit des chefs d’entreprise sur orbite, ça existe, je ne me suis pas trompée.

Et par le même auteur :o) http://www.tendanceouest.com/actualite-203551-handicap-en-seine-maritime-b2l-entreprise-qui-reussit-pari-du-travail-adapte.html

Citizen Coffee, nice cantine

J’ai déjeuné  lundi dernier dans ce petit resto rouennais franchement sympa.

3 raisons d’y aller :

  1. D’abord c’est ouvert le lundi Un conseil : réservez peut être avant d’y aller! Quand on est arrivées, on a pris les 2 dernières places qui restaient. Et le lundi c’est toujours risqué parce qu’il n’y a pas un choix immense d’endroit ou déjeuner. (Heureusement il y a le Socrate toujours ouvert à côté!)
  2. Ensuite c’est bon (une bouffe moderne mais copieux), excellent rapport qualité prix (menu avec boisson à 14.50€!).  Le grand jus de pommes au gingembre était à tomber par terre ! La carte change tous les 15 jours.
  3. L’endroit est joli, encore une fois très moderne. C’est presque trop tellement c’est beau! Tout est préparé devant nous, sans non plus que ce soit le sujet de la conversation.
  4. Enfin le personnel, très jeune, est vraiment très sympa, vraiment gentil avec de l’humour.

https://www.facebook.com/BelleCuisineEtBonCafe/

Adresse : 4 Rue de l’Écureuil, 76000 Rouen

ça change du liberty!

Avis aux organisatrices de ventes privées de l’agglomération Rouennaise : une nouvelle créatrice est arrivée sur le marché! Justine Perdrix a 29 ans et a l’air gai comme un pinson (ok c’est nul… pardon Justine!). La gaieté, c’est en tout cas ce qu’inspire le nom de sa marque « De Fil en Bêtises » et sa mascotte qui l’accompagne, ainsi que les couleurs vives de ses créations.

Son histoire est somme toute assez classique : premier enfant à 27 ans. Pendant son congé mat’ , Justine se met à la couture…et aime de plus en plus cela (quand même, on peut le dire, quand les grossesse se passent bien et que les bébés sont en forme, le congé mat’ est une chance extraordinaire que nous ne mesurons pas forcément). A tel point qu’elle prolonge son expérience pendant son congé parental, et finit même par ne plus retourner à son travail, pour se consacrer à sa nouvelle passion. Bavoirs, turbulettes, serviettes de bains et trousses de toilettes – liste non exhaustive -, Justine sait tout faire pour les bébés. Elle a installé son atelier dans son appartement à Rouen, d’où toute nouvelle création sort,  et depuis octobre 2016 (mais oui c’est tout nouveau!), Justine a créé son site de vente en ligne. Etape obligatoire avant de passer ses WE de l’Avent sur les marchés de petits créateurs (premier marché le 26 novembre à Canteleu) et elle l’espère dans un futur assez proche, de trouver des petits revendeurs à Rouen…ou ailleurs !

Justine est très attaché à la qualité de ses fournisseurs : pour ses créations, elle utilise du tissu bio, made in France si possible ou en tout cas en Europe (sonjustine_defilsenbetises fournisseur le plus éloigné de chez nous est allemand). Et pour le côté entrepreneurial et la gestion de sa marque, elle a fait appel à des graphiste et photographe microentrepreneurs, comme elle, et rouennais, comme elle.

Pourquoi j’aime bien sa marque? Parce qu’elle sort un peu du liberty, vieux rose, gris taupe, passe partout, un peu « p’tite fille modèle » qu’on retrouve de manière récurrente, même pour les gants de toilette. Sa mascotte est rigolote, et d’ailleurs c’est ce qui a achevé de la convaincre de l’adopter : quand elle l’a montré à son bébé, il a rit!

La petite entreprise est maintenant sur les rails, et comme on dit, « Y a Plus Qu’à! »… Justine a 18 mois pour transformer l’essai : donnez lui sa chance! Après cela, si l’entreprise ne décolle pas, la petite mascotte se transformera en méchant ogre grrrrrrrr…

plus d’info  : http://de-fils-en-betises.fr/index

Même auteur, même créatrice 😉 http://www.tendanceouest.com/amp-202391-seine-maritimea-rouen-une-creatrice-ouvre-sa-boutique-en-ligne-accessoires-pour-bebe.html

Devoirs du soir bonsoir!

J’étais hier soir chez Fabienne de Germay, qui présentait ses ateliers pour aider les parents en attente de résultats scolaires à faire faire les devoirs à leurs enfants, sans s’arracher les cheveux.

Ah ces fameux résultats… Théoriquement, on ne devrait pas en attendre! Bien sûr, on aime nos enfants tels qu’ils sont, ils sont tellement charmants… Bien sûr.. mais qui se fout royalement des résultats scolaires de ses enfants? Allez, levez la main, dénoncez vous! Honnêtement, je ne vous crois pas. Et si c’est vrai, méfiez-vous, vos enfants pourraient vous reprocher un jour le manque d’ambition que vous avez eue pour eux… Quel rôle ingrat que celui d’être parent…

OUI nous voulons que nos enfants réussissent en classe. Je ne parle pas d’élite, je parle juste d’apprendre correctement, de retenir sa poésie, de comprendre un problème de maths. Je parle finalement d’être heureux en classe.

Mais qui n’a pas pété un plomb devant un enfant à qui on demande le soir, après l’école et en rentrant du boulot, « B-A, ça fait? » et qui répond hésitant « …MU? »

Fabienne de Germay donne dans ces ateliers des clés pour nous aider à « éveiller l’intelligence de nos enfants ». Nos enfants ne sont pas faits comme nous. Aussi bien sur le plan comportemental que sur le plan cognitif (je vous mets à l’aise? cognitif = se rapportant à la fonction de connaissance tels que la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l’attention). Ces ateliers ont justement l’ambition de nous apprendre à nous décentrer de nos méthodes, de nos « comportements pédagogiques », pour nous adapter à ceux de nos enfants.

Loin d’être de la psychologie de comptoir -d’ailleurs Fabienne de Germay ne se présente pas comme psychologue, à chacun son métier – la méthode proposée est notamment inspirée de la théorie de la gestion mentale d’Antoine de la Garanderie (grand pédagogue du XXème siècle) et s’appuie sur les théories neurologiques de Stanislas de Haene, grand spécialiste au Collège de France de la psychologie cognitive. Honnêtement je ne les connais pas, mais quand Fabienne de Germay en parle, on a envie d’en savoir plus.

Fabienne de Germay a quelque chose en elle qui inspire confiance. Elle est posée, elle est expérimentée, elle est claire. Elle a l’air patiente. Elle respire la bienveillance et le bon sens. Excellents points pour celle qui s’apprête à faire des ateliers pour les adultes angoissés par leurs enfants, qu’on imagine exigeants et en attente de…résultats.

Petit relais sur Tendance Ouest (par la même auteur que ce blog :o) http://www.tendanceouest.com/actualite-202653-en-seine-maritime-des-ateliers-pour-aider-les-parents-a-gerer-les-devoirs-du-soir.html

Plus de renseignements : Fabienne de Germay, fabiennedegermay@gmail.com 06 63 33 49 75

L’abbé Pierre, icône du Street Art

Le Centre abbé Pierre – Emmaüs d’Esteville, en Seine-Maritime, accueille jusqu’au 15 décembre 2016 une exposition temporaire intitulée « Street Art, vers un monde plus juste ». Une exposition par définition engagée et urbaine, qui détonne dans cet environnement si paisible et rural.

 

Le Centre abbé Pierre-Emmaüs d’Esteville en Seine-Maritime ne ressemble pas aux centres Emmaüs auquel le chineur est habitué. Située en pleine campagne, la maison où vécut l’abbé Pierre pendant plusieurs années, entouré de compagnons de sa communauté – il est d’ailleurs enterré dans le cimetière du village – devint en 2012 un musée en sa mémoire. Sa vie, son message et ses combats contre l’injustice et l’exclusion y sont retracés au long d’un parcours scénographique moderne, riche de nombreuses vidéos, photos, documents et objets personnels.

Lieu de culture, le Centre abbé Pierre-Emmaüs accueille tous les automnes une exposition affiche_street-art-vers-un-monde-plus-juste_v2_webtemporaire de dessin engagé. Après les caricatures en 2014 et la bande-dessinée en 2015, c’est le Street Art qui est mis à l’honneur cette année, jusqu’au 15 décembre. Si le graffiti n’est pas forcément militant, il laisse tout de même rarement indifférent : il exaspère quand il est un simple tag sur la façade fraîchement ravalée d’un immeuble, il surprend et fait réfléchir quand il prend tout un pan de mur en plein milieu d’une ville, il distrait quand il est sur le pont traversant une autoroute, il amuse quand il est sur un van vintage conduit par une bande de jeunes. L’exposition « Street Art, vers un monde plus juste » du Centre abbé Pierre-Emmaüs est très pédagogique à l’image du musée qui l’accueille. Elle donne les clés de compréhension du dessin à l’aérosol, aussi bien sur le plan technique que philosophique. « Nous exposons ici des œuvres engagées, au travers desquelles les artistes font passer une parole forte », explique Philippe Dupont, directeur du musée et de l’exposition. L’abbé Pierre même 10 ans après sa mort, nous étonnera donc toujours. Il est le héros de cette exposition ultra-contemporaine. Son visage et son engagement sont représentés dans une série de photos de graffitis prises aux quatre coins du monde et recensées par Emmanuelle Larcher, Responsable Solidarités chez Emmaüs International. Des œuvres souvent gaies et multicolores, parfois plus tourmentées, mais rendant toujours hommage à un homme et à son combat.

Une boutique éphémère accompagne l’exposition. Le visiteur peut y trouver des objets obsolètes – vielles valises, vinyle rayés – customisés par les artistes exposés. Une occasion unique d’emporter chez soi un graffiti sans avoir à déplacer un mur entier ni à en sacrifier un de son logis.

Centre abbé Pierre-Emmaüs, Route d’Emmaüs, 76690 Esteville

02 35 23 87 76

http://www.centre -abbe-pierre-emmaus.org